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Publié le 17 juillet 2026 · Mis à jour le 21 juillet 2026

La phytothérapie, c’est-à-dire l’usage des plantes à des fins de bien-être, occupe une place centrale en naturopathie animale. Curcuma pour les articulations du chien senior, camomille pour apaiser un chat stressé : les usages sont nombreux et souvent bénéfiques. Mais une plante bénéfique pour l’humain peut être inefficace, inutile, voire toxique pour un chien ou un chat, dont le foie ne métabolise pas les substances actives de la même façon.

Ce guide présente les plantes les plus couramment utilisées en bien-être animal, leurs usages, leurs précautions d’emploi, ainsi que les plantes et substances reconnues comme toxiques, en particulier chez le chat, dont la sensibilité hépatique est spécifique. Il ne remplace en aucun cas l’avis d’un vétérinaire, en particulier avant toute administration à un animal malade, gestante, âgé ou sous traitement.

Information importante. Cet article a une vocation informative et pédagogique. La phytothérapie animale est une approche de bien-être complémentaire et non médicale : elle ne constitue ni un diagnostic, ni un traitement, ni un substitut au suivi vétérinaire. En cas de doute sur une plante ou de suspicion d’intoxication, contactez immédiatement un vétérinaire ou un centre antipoison animalier.

Réponse rapide

Certaines plantes (curcuma, harpagophytum, camomille) sont couramment utilisées en bien-être animal, avec des précautions selon l’espèce et l’état de santé. D’autres plantes très communes (lys, laurier-rose, muguet, ficus, cyclamen) sont toxiques, parfois mortelles, pour le chien ou le chat. Le lys est en particulier responsable d’insuffisance rénale aiguë mortelle chez le chat, même en cas d’ingestion minime de pollen. Le chat est globalement plus sensible que le chien en raison d’un déficit enzymatique hépatique qui l’empêche d’éliminer efficacement de nombreux composés végétaux, notamment les huiles essentielles à phénols et cétones.

Qu’est-ce que la phytothérapie animale ?

Définition

La phytothérapie animale est l’usage de plantes, sous forme de poudre, teinture-mère, infusion ou extrait, pour soutenir le bien-être et l’équilibre physiologique d’un animal. Elle s’inscrit dans une démarche préventive et complémentaire, et se distingue nettement de la pharmacologie vétérinaire, qui seule est habilitée à traiter une pathologie diagnostiquée.

On confond parfois phytothérapie et aromathérapie : la phytothérapie utilise la plante entière ou des extraits peu transformés (poudre, teinture-mère, infusion), tandis que l’aromathérapie repose sur des huiles essentielles, des extraits distillés hautement concentrés en molécules aromatiques. Cette concentration élevée explique pourquoi les huiles essentielles présentent un risque toxique bien supérieur à celui des plantes utilisées en phytothérapie classique, en particulier chez le chat (voir la section dédiée plus loin).

Pourquoi le chien et le chat ne réagissent pas aux plantes comme l’humain

Le cas particulier du chat

Le chat présente un déficit enzymatique hépatique spécifique : l’absence fonctionnelle de l’enzyme glucuronyl-transférase (UGT1A6) nécessaire à l’élimination des composés phénoliques. Ce qui est éliminé en quelques heures chez l’humain peut mettre plusieurs jours à être éliminé chez le chat, avec un risque d’accumulation toxique dans le foie. Cette particularité rend le chat beaucoup plus vulnérable aux huiles essentielles et à certaines plantes que le chien.

Le cas du chien

Le chien tolère globalement mieux certains actifs végétaux que le chat, mais reste sensible à de nombreuses substances toxiques pour l’humain sans l’être pour lui (et inversement). Le poids, la race et l’état de santé (fonction rénale, hépatique, grossesse) influencent fortement la tolérance individuelle.

Plantes bénéfiques couramment utilisées

Plante Usage traditionnel Espèce concernée Précaution principale
Curcuma Soutien anti-inflammatoire, confort articulaire Chien, chat (à faible dose) Déconseillé en cas de troubles hépatiques ou sous anticoagulants
Harpagophytum Confort articulaire, arthrose Chien principalement Contre-indiqué en cas de gestation, croissance, ulcères gastriques, insuffisance rénale ou cardiaque
Camomille Apaisante digestive et nerveuse Chien, chat Généralement bien tolérée à dose adaptée ; vérifier l’absence d’allergie
Valériane Soutien de la détente, léger effet sédatif Chien, chat Usage ponctuel recommandé, pas en continu
Spiruline Complément nutritionnel, antioxydant Chien, chat Introduction progressive, qualité de la source essentielle
Reine-des-prés Alternative anti-inflammatoire douce Chien Contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale, de troubles de la coagulation ou sous anticoagulants/AINS

Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis individualisé. La posologie doit toujours être adaptée au poids, à l’âge et à l’état de santé de l’animal, idéalement avec l’appui d’un professionnel formé.

La reine-des-prés illustre bien le fil conducteur de cet article : elle est réservée au chien dans ce tableau parce qu’elle contient des dérivés salicylés, des précurseurs de l’acide salicylique, la molécule active de l’aspirine. Or l’acide salicylique est justement l’un des composés phénoliques que le chat élimine très mal en raison de son déficit en UGT1A6, décrit plus haut : chez lui, le risque d’accumulation et de toxicité est nettement plus élevé que chez le chien, ce qui justifie de l’écarter par prudence.

Point de vigilance important : contrairement à une idée reçue parfois relayée, la reine-des-prés n’est pas une alternative appropriée à l’harpagophytum en cas d’insuffisance rénale. Ses dérivés salicylés partagent avec les anti-inflammatoires classiques (AINS) un risque d’aggravation de la fonction rénale et un risque de saignement en association avec des anticoagulants. Elle doit au contraire être évitée chez un chien souffrant d’insuffisance rénale, de troubles de la coagulation, ou déjà sous traitement anticoagulant ou anti-inflammatoire, et n’est envisageable qu’après avis vétérinaire.

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Le curcuma cité en introduction bénéficie d’un niveau de preuve supérieur à la plupart des autres plantes de ce tableau : plusieurs essais cliniques contrôlés chez le chien avec arthrose (Comblain et al., 2017) montrent une réduction mesurable des marqueurs inflammatoires, à condition d’utiliser une formulation à biodisponibilité améliorée, la curcumine brute étant mal absorbée telle quelle. La camomille et la valériane, en revanche, reposent surtout sur un usage traditionnel et des mécanismes plausibles : les essais cliniques randomisés spécifiquement menés chez le chien ou le chat restent rares, ce qui invite à rester mesuré sur l’ampleur réelle de leur effet, sans remettre en cause leur bonne tolérance générale à dose adaptée.

Plantes et substances toxiques à connaître absolument

Points clés : toxicité

Plante / substance Espèce la plus à risque Risque
Lys (toutes variétés) Chat Insuffisance rénale aiguë, potentiellement mortelle, même avec une faible quantité de pollen
Laurier-rose Chien, chat Deux feuilles peuvent être mortelles pour un chien de taille moyenne (toxicité cardiaque)
Muguet Chien, chat Troubles cardiaques graves
Graines de ricin Chien, chat Toxicité sévère, potentiellement mortelle
Ficus Chien, chat Irritations, brûlures buccales, troubles digestifs, atteintes rénales
Cyclamen (bulbe) Chien, chat Troubles neurologiques sévères
Prêle Chien, chat Toxique malgré son usage courant en phytothérapie humaine
Huiles essentielles à phénols/cétones (tea tree, origan, thym à thymol…) Chat en particulier Toxicité hépatique par accumulation (déficit de glucuronoconjugaison)
Philodendron / Monstera deliciosa Chien, chat Saignements, troubles respiratoires et digestifs
Yucca Chat en particulier Coliques, hypothermie, hypersalivation, plus rarement paralysie du train postérieur
Dieffenbachia Chien, chat 3 à 4 feuilles peuvent être mortelles : troubles respiratoires, convulsions, atteintes rénales
Chrysanthème Chien, chat Perméthrine : diarrhées, vomissements, dermatite de contact (surtout chez le chat)
Aloe vera (écorce) Chien, chat Diarrhées importantes, laxatif puissant à cette dose

Cas particulier des huiles essentielles chez le chat

Les huiles essentielles contenant des phénols (carvacrol, thymol, eugénol) ou des cétones (verbénone, menthone, thuyone) doivent être totalement évitées chez le chat, y compris en diffusion atmosphérique dans une pièce fermée. Chez le chien, certaines huiles essentielles très diluées peuvent être utilisées avec un encadrement professionnel, mais l’automédication reste fortement déconseillée.

Chat curieux s'approchant d'un bouquet de lys, une plante toxique pour lui
Le lys : hautement toxique pour le chat

Formes galéniques : poudre, teinture-mère, infusion, quelle différence ?

Toutes les formes de phytothérapie ne se valent pas en usage animal :

  • Poudre de plante sèche : forme brute, dosage précis possible au gramme près, généralement bien adaptée pour une intégration progressive à la ration. Conservation à surveiller (humidité, oxydation).
  • Teinture-mère (extrait hydroalcoolique) : concentration élevée, dosage au nombre de gouttes, mais contient de l’alcool en faible quantité. À utiliser avec prudence chez les très petits animaux et à diluer systématiquement.
  • Infusion / décoction : forme douce et peu concentrée, adaptée à un usage ponctuel (par exemple une infusion de camomille légèrement tiédie proposée en complément de l’eau), mais moins précise en dosage.
  • Extrait standardisé (gélules, comprimés) : dosage garanti et reproductible, souvent la forme la plus fiable pour un usage régulier, à condition qu’elle soit spécifiquement formulée pour l’espèce animale concernée.

Le choix de la forme galénique dépend de l’usage recherché (ponctuel ou régulier), de l’espèce, du poids de l’animal et de sa capacité à accepter la prise (certains chats refusent catégoriquement toute prise directe, ce qui oriente vers un mélange discret à la ration).

Comment utiliser la phytothérapie en toute sécurité

Quelques principes non négociables : ne jamais transposer un usage humain à l’animal sans vérification espèce par espèce ; privilégier des produits de qualité, tracés et formulés spécifiquement pour un usage animal ; démarrer à dose faible et observer la réaction de l’animal ; ne jamais associer plusieurs plantes ou compléments sans avis professionnel, en particulier chez un animal déjà sous traitement médicamenteux ; et arrêter immédiatement en cas de réaction anormale (vomissement, léthargie, diarrhée), avec consultation vétérinaire si les symptômes persistent.

Le CBD (chanvre) chez le chien et le chat : où en est la réglementation ?

Le CBD (cannabidiol) issu du chanvre suscite un intérêt croissant chez les propriétaires d’animaux, mais son cadre légal en France reste strict et évolutif. Depuis mai 2026, l’administration applique de façon stricte le règlement européen dit « Novel Food » (UE 2015/2283) aux produits CBD destinés à l’ingestion : en l’absence d’autorisation européenne spécifique, ils ne peuvent pas être présentés ni vendus comme des compléments alimentaires, y compris pour les animaux de compagnie. Par ailleurs, aucun produit à base de CBD ne bénéficie à ce jour d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) vétérinaire en France : un vétérinaire ne peut donc pas le prescrire à ce titre.

Ce cadre réglementaire évolue régulièrement et fait l’objet de recours devant le Conseil d’État. École Naturo ne recommande pas l’usage de produits CBD pour animaux tant que leur statut réglementaire reste incertain, et invite les propriétaires intéressés à en discuter directement avec leur vétérinaire, seul habilité à évaluer une éventuelle interaction avec un traitement en cours, le CBD étant métabolisé par le foie.

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Le rôle du naturopathe animalier en phytothérapie

Un naturopathe animalier formé à la phytologie connaît les usages, dosages et contre-indications propres à chaque espèce, et sait orienter vers le vétérinaire en cas de doute ou de situation hors de son champ de compétence. C’est précisément l’objet du bilan d’hygiène de vie, un article dédié à paraître prochainement sur ecole-naturo.fr : évaluer l’animal dans sa globalité avant de proposer un accompagnement naturel adapté, incluant si pertinent des conseils de phytothérapie raisonnée.

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Un exemple concret : l’intoxication au lys de Mimi

Mimi, chatte d’intérieur de 3 ans, reçoit un bouquet de lys en cadeau, installé sur une table basse. Sa propriétaire ignore que le lys est extrêmement toxique pour le chat et le laisse à sa hauteur habituelle. Le lendemain, elle remarque que Mimi a mâchouillé quelques pétales tombés au sol et semble simplement un peu moins active, sans autre symptôme apparent.

Ne sachant pas que même une exposition minime au pollen de lys peut suffire à déclencher une insuffisance rénale aiguë chez le chat, potentiellement mortelle, elle attend deux jours avant de consulter, pensant à un simple manque d’appétit passager. À l’arrivée chez le vétérinaire, les analyses révèlent une atteinte rénale déjà installée. Mimi survit grâce à une prise en charge intensive, mais avec une convalescence longue et un suivi rénal à vie.

Ce cas illustre un piège fréquent : un chat peut sembler presque normal dans les premières heures suivant une exposition à une plante toxique, ce qui retarde la consultation alors que chaque heure compte. Voici précisément ce qu’il aurait fallu faire dès la découverte des pétales mâchouillés.

Que faire en cas d’intoxication ?

En cas de suspicion d’ingestion d’une plante toxique ou de surdosage d’un complément à base de plantes, contactez immédiatement votre vétérinaire ou un centre antipoison animalier (Centre National d’Informations Toxicologiques Vétérinaires, CNITV). N’attendez pas l’apparition de symptômes pour agir : plus la prise en charge est rapide, meilleur est le pronostic.

Foire aux questions

Efficacité et usages

Le curcuma est-il vraiment efficace pour l’arthrose du chien ?

La curcumine, principal composant actif du curcuma, est reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires, et plusieurs essais cliniques contrôlés chez le chien arthrosique (Comblain et al., 2017) rapportent une réduction mesurable des marqueurs inflammatoires. Son efficacité dépend fortement de la biodisponibilité de la formulation utilisée : le curcuma seul est mal absorbé. Elle doit être envisagée comme un soutien complémentaire, pas comme un traitement de l’arthrose diagnostiquée, qui relève du suivi vétérinaire.

Peut-on utiliser les mêmes plantes pour un chien et un chat ?

Non, pas systématiquement. Le chat, en raison de son déficit enzymatique hépatique, tolère beaucoup moins de substances que le chien. Une plante sans danger pour le chien peut être toxique pour le chat.

Quelle est la différence entre phytothérapie et aromathérapie pour les animaux ?

La phytothérapie utilise la plante entière ou des extraits peu transformés (poudre, teinture-mère, infusion). L’aromathérapie repose sur des huiles essentielles, beaucoup plus concentrées, et donc beaucoup plus risquées, en particulier chez le chat. Les deux approches ne s’utilisent pas avec les mêmes précautions.

Sécurité et toxicité

Le tea tree est-il dangereux pour les animaux ?

Oui, en particulier pour le chat, chez qui l’huile essentielle de tea tree (riche en composés terpéniques) peut provoquer une toxicité hépatique sévère, même en usage cutané dilué. Elle est à proscrire totalement chez le chat.

Combien de temps un chat met-il à éliminer une substance toxique ?

Beaucoup plus longtemps qu’un humain ou qu’un chien : ce qui est éliminé en quelques heures chez l’humain peut prendre jusqu’à plusieurs jours chez le chat en raison de son déficit de glucuronoconjugaison hépatique.

Les plantes en teinture-mère sont-elles plus sûres que les huiles essentielles ?

Généralement moins concentrées, elles présentent un risque moindre, mais restent des substances actives à part entière nécessitant un dosage adapté à l’espèce et au poids de l’animal. « Naturel » ne signifie pas « sans risque ».

Comment reconnaître une intoxication végétale chez un chat ?

Les signes courants incluent vomissements, salivation excessive, léthargie, perte d’appétit, troubles de la coordination ou difficultés respiratoires. Toute suspicion doit conduire à un appel immédiat au vétérinaire ou à un centre antipoison animalier, sans attendre l’aggravation.

Réglementation et rôle du naturopathe

Où se procurer des plantes de qualité pour son animal ?

Privilégiez des produits formulés spécifiquement pour un usage animal, vendus par des professionnels ou des enseignes spécialisées, avec une traçabilité claire de l’origine et de la composition. Évitez les produits destinés à l’usage humain non adaptés en dosage et en forme galénique.

Le CBD est-il légal et sûr pour mon chien ou mon chat en France ?

Sa situation réglementaire est actuellement restrictive et évolutive : les produits CBD destinés à l’ingestion, y compris pour animaux, ne peuvent pas être commercialisés comme compléments alimentaires en l’absence d’autorisation européenne « Novel Food », et aucun produit n’a d’autorisation vétérinaire (AMM) en France à ce jour. École Naturo recommande de ne pas en donner sans en avoir discuté au préalable avec un vétérinaire.

À retenir

  • La phytothérapie animale peut soutenir le bien-être, mais « naturel » ne veut jamais dire « sans risque ».
  • Le chat est particulièrement vulnérable en raison d’un déficit enzymatique hépatique : de nombreuses huiles essentielles lui sont interdites.
  • Des plantes très communes (lys, laurier-rose, muguet, ficus) sont toxiques, parfois mortelles, pour le chien et le chat.
  • Toute administration doit être progressive, à dose faible, et validée en cas de doute par un professionnel.
  • Le CBD reste dans un cadre réglementaire restrictif et évolutif en France : à ne pas donner sans avis vétérinaire préalable.
  • En cas de suspicion d’intoxication : vétérinaire ou centre antipoison animalier, sans délai, même en l’absence de symptôme visible.

Sources et références

  • Court S.F. & Greenland J.M., « Evolution of a Major Drug Metabolizing Enzyme Defect in the Domestic Cat and Other Felidae: Phylogenetic Timing and the Role of Hypercarnivory », PLOS ONE, 6(3), 2011, e18046. DOI : 10.1371/journal.pone.0018046. (Pseudogénisation de l’UGT1A6 il y a 11 à 35 millions d’années ; élimination des phénols en environ 3 jours chez le chat contre 6 heures chez d’autres espèces.)
  • Comblain F., Barthélémy N., Lefèbvre M. et al., « A randomized, double-blind, prospective, placebo-controlled study of the efficacy of a diet supplemented with curcuminoids extract, hydrolyzed collagen and green tea extract in owner’s dogs with osteoarthritis », BMC Veterinary Research, 13, 395, 2017. DOI : 10.1186/s12917-017-1317-8.
  • Toxicité des salicylates (dont la reine-des-prés) chez le chat, liée au déficit de glucuronoconjugaison : synthèse de pharmacologie vétérinaire (seuil de toxicose au-delà de 50 mg/kg chez le chat).
  • Devaux C., « Principes généraux d’utilisation des huiles essentielles chez le chat », La Semaine Vétérinaire n° 2050, 04/10/2024 : lepointveterinaire.fr
  • Contre-indications de l’harpagophytum (gestation, ulcère gastrique, insuffisance rénale) : synthèse à partir de ressources professionnelles spécialisées en phytothérapie animale, non académiques, à recouper systématiquement avec l’avis d’un vétérinaire.
  • Liste des plantes toxiques pour chien et chat (Philodendron, Yucca, Dieffenbachia, Chrysanthème, Aloe vera) : synthèse à partir de ressources vétérinaires et associations de protection animale, à recouper avec le CNITV en cas de doute sur une espèce précise.
  • Centre National d’Informations Toxicologiques Vétérinaires (CNITV) : cnitv.fr
  • Code rural et de la pêche maritime, article L.243-1 (monopole vétérinaire) : legifrance.gouv.fr
  • Règlement (UE) 2015/2283 du Parlement européen et du Conseil relatif aux nouveaux aliments (« Novel Food »), applicable aux compléments alimentaires à base de CBD.

Pour aller plus loin sur ecole-naturo.fr


Glossaire

Phytothérapie animale
Usage de plantes (poudre, teinture-mère, infusion, extrait) pour soutenir le bien-être d’un animal, en complément et jamais en substitut du suivi vétérinaire.
Aromathérapie
Usage d’huiles essentielles, extraits distillés très concentrés en molécules aromatiques, à manier avec une prudence bien supérieure à celle de la phytothérapie classique.
Déficit enzymatique hépatique (UGT1A6)
Absence fonctionnelle, chez le chat, de l’enzyme glucuronyl-transférase nécessaire à l’élimination des composés phénoliques, à l’origine de sa sensibilité particulière aux huiles essentielles et à certaines plantes.
Teinture-mère
Extrait hydroalcoolique concentré d’une plante, dosé au nombre de gouttes, à diluer systématiquement chez l’animal.
Curcumine
Principal composé actif du curcuma, aux propriétés anti-inflammatoires, dont l’efficacité dépend fortement de la biodisponibilité de la formulation utilisée.
Salicylés
Famille de composés (dont l’acide salicylique, actif de l’aspirine) présents dans certaines plantes comme la reine-des-prés, à risque chez l’animal en cas d’insuffisance rénale ou de traitement anticoagulant.
Naturopathe animalier
Professionnel formé à l’accompagnement des animaux par des moyens naturels (alimentation, hygiène de vie, phytothérapie…), en complément du suivi vétérinaire, jamais à sa place.
CNITV
Centre National d’Informations Toxicologiques Vétérinaires, à contacter en cas de suspicion d’intoxication d’un animal.
Règlement Novel Food (UE 2015/2283)
Réglementation européenne encadrant la commercialisation des nouveaux aliments et compléments alimentaires, dont relèvent actuellement les produits CBD pour animaux.
Bilan d’hygiène de vie
Évaluation globale réalisée par un naturopathe animalier pour identifier les ajustements naturels adaptés à un animal.

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