⚠️ Information importante : Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il liste les effets secondaires documentés selon la pharmacovigilance officielle (ANSM, EMA) et ne constitue ni un diagnostic, ni une recommandation d’arrêt ou de poursuite d’un traitement. Si vous présentez des symptômes inhabituels sous GLP-1, consultez immédiatement votre médecin prescripteur ou les urgences en cas de signal d’alerte (douleur abdominale intense, vomissements persistants, idées suicidaires). N’arrêtez jamais un traitement GLP-1 brutalement sans avis médical. Les leviers naturopathiques évoqués dans cet article sont des soutiens complémentaires qui ne se substituent pas au suivi médical.
Article rédigé par Eva Mischler, naturopathe iridologue, formatrice École Naturo, 9 ans d’expérience.
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Article relu et validé par Dr. Solène Geoffroy, médecin généraliste / endocrinologue, le 2026-05-12.
Publié le 10 mai 2026 — Mis à jour le 2026-05-12.
Les médicaments analogues du GLP-1 (Ozempic, Wegovy, Mounjaro, Saxenda, Rybelsus) provoquent des effets secondaires chez la majorité des patients : nausées, vomissements, diarrhée, constipation. Plus rares mais sérieux : pancréatite, lithiase biliaire, signaux thyroïdiens et psychiatriques sous surveillance par l’ANSM. Un effet rebond à l’arrêt est aujourd’hui documenté, ainsi que la fameuse « Ozempic face » (fonte du visage). Cet article, rédigé par une école de naturopathie certifiée et relu par un médecin, présente la liste complète des effets secondaires connus selon la pharmacovigilance, et propose des leviers naturopathiques validés pour amortir certains d’entre eux — toujours en complément du suivi médical, jamais en substitution.
Pour comprendre comment fonctionnent ces molécules, consultez notre guide complet de l’Ozempic naturel.
Sommaire
- Quels sont les effets secondaires les plus fréquents du GLP-1 ?
- Tableau récapitulatif par fréquence (données RCP/ANSM)
- Différences d’effets secondaires entre les principales molécules
- Effets secondaires graves mais rares : ce qu’il faut surveiller
- « Ozempic face » : la fonte du visage expliquée
- Le GLP-1 fait-il perdre les cheveux ?
- L’effet rebond à l’arrêt : le grand sujet 2026
- Comment amortir les effets secondaires par la naturopathie ?
- Quand consulter en urgence ? Les signaux à ne jamais négliger
- FAQ — Vos questions sur les effets secondaires GLP-1
Quels sont les effets secondaires les plus fréquents du GLP-1 ?
Effets digestifs (60-80 % des patients)
Les troubles gastro-intestinaux constituent la catégorie d’effets secondaires la plus fréquente des analogues du GLP-1. Selon le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) d’Ozempic publié par l’EMA et repris par le Vidal, les effets très fréquents (≥ 1 patient sur 10) sont :
- Nausées : surviennent chez 17 à 20 % des patients sous sémaglutide aux doses thérapeutiques selon les essais cliniques de phase 3. Elles apparaissent surtout en début de traitement et lors de chaque palier d’augmentation de dose.
- Vomissements : fréquents à très fréquents selon la molécule et la dose.
- Diarrhée : très fréquente (Vidal, RCP Ozempic).
- Constipation : très fréquente également — paradoxalement, certains patients alternent diarrhée et constipation.
- Douleurs abdominales : très fréquentes.
Ces effets digestifs surviennent car les agonistes du GLP-1 ralentissent la vidange gastrique. L’estomac se vide plus lentement, ce qui génère une sensation de ballonnement et des perturbations du transit. Ce mécanisme est par ailleurs partiellement responsable de la réduction de l’appétit — une des cibles thérapeutiques du traitement.
Bonne nouvelle : ces effets s’atténuent généralement en 4 à 8 semaines à mesure que l’organisme s’adapte. Chez la plupart des patients, ils restent légers à modérés et ne conduisent pas à l’arrêt du traitement.
Effets sur l’appétit et la satiété (par conception)
La diminution de l’appétit est un effet dit « par design » : les récepteurs GLP-1 activés dans le cerveau réduisent la sensation de faim. Cet effet est recherché en contexte de perte de poids, mais peut devenir problématique si l’apport alimentaire devient insuffisant (risque de carences, perte de masse maigre).
On note aussi :
- Éructations (rots) : fréquentes, liées au ralentissement gastrique.
- Reflux gastro-œsophagien (brûlures d’estomac) : fréquent selon le RCP Vidal.
- Flatulences et ballonnements : fréquents.
Effets sur l’humeur
Certains patients rapportent une amélioration de leur humeur (possiblement liée à la perte de poids). D’autres décrivent une légère fatigue en début de traitement. La fatigue est classée parmi les effets très fréquents du sémaglutide dans le RCP Vidal. Des céphalées (maux de tête) sont également classées très fréquentes.
Tableau récapitulatif par fréquence (données RCP/ANSM)
| Fréquence | Définition | Effets documentés (sémaglutide — RCP EMA/Vidal) |
|---|---|---|
| Très fréquents ≥ 1/10 | Touche plus d‘1 patient sur 10 | Nausées, vomissements, diarrhée, constipation, douleurs abdominales, céphalées, fatigue, hypoglycémie (si association insuline/sulfamide) |
| Fréquents 1/100 à 1/10 | Touche 1 à 10 % des patients | Appétit diminué, reflux gastro-œsophagien, dyspepsie, ballonnements, éructations, flatulences, lithiase biliaire, vertiges, dysgueusie (altération du goût), alopécie (chute de cheveux), augmentation lipase/amylase, rétinopathie diabétique (complications), réaction au site d’injection |
| Peu fréquents 1/1 000 à 1/100 | Touche moins d‘1 patient sur 100 | Pancréatite aiguë, vidange gastrique retardée (gastroparésie), tachycardie, hypotension orthostatique, hypersensibilité |
| Rares < 1/1 000 | Touche moins d‘1 patient sur 1 000 | Réaction anaphylactique, angioœdème, neuropathie optique ischémique antérieure non artéritique (NOIAN) |
| Fréquence indéterminée | — | Occlusion intestinale, réactions cutanées |
Sources : RCP Ozempic (EMA/Vidal, 2024) ; Rapport d’enquête de pharmacovigilance ANSM sur les agonistes du récepteur du GLP-1, janvier 2026.
Différences d’effets secondaires entre les principales molécules
| Molécule | Nom commercial | Fréquence admin. | Profil digestif | Points de vigilance spécifiques |
|---|---|---|---|---|
| Sémaglutide | Ozempic (diabète), Wegovy (obésité), Rybelsus (oral) | 1×/semaine (inj.) ou 1×/jour (oral) | Nausées très fréquentes, surtout en début ; diarrhée et constipation fréquentes | Rétinopathie diabétique ; signal potentiel cancer thyroïdien (suivi ANSM 2025) |
| Liraglutide | Saxenda (obésité), Victoza (diabète) | 1×/jour | Profil digestif similaire au sémaglutide mais injection quotidienne = exposition quotidienne aux pics | Lithiase biliaire ; utilisé depuis 2010, recul clinique plus long |
| Tirzépatide | Mounjaro | 1×/semaine | Nausées et ballonnements parfois plus intenses en début de traitement et lors des paliers de dose (double agoniste GLP-1/GIP) | Profil similaire aux GLP-1 RA ; efficacité supérieure mais effets gastro plus marqués en initiation |
| Dulaglutide | Trulicity | 1×/semaine | Nausées fréquentes, diarrhée | Profil connu depuis 2014 ; effets digestifs généralement comparables aux autres GLP-1 |
| Exénatide | Byetta (2×/jour) | 2×/jour | Nausées fréquentes, vomissements | Première molécule de la classe ; taux d’arrêt pour effets GI plus élevé que sémaglutide |
Éléments communs à toutes les molécules : risque de pancréatite (peu fréquent), lithiase biliaire (fréquent), et contre-indication en cas d’antécédent de cancer médullaire de la thyroïde ou de néoplasie endocrinienne multiple de type 2.
Pour une présentation détaillée de chaque molécule, consultez notre article sur les effets secondaires par molécule. Pour la liste complète des analogues du GLP-1 disponibles, voir notre article sur les analogues du GLP-1.
Effets secondaires graves mais rares : ce qu’il faut surveiller
Pancréatite aiguë
La pancréatite (inflammation du pancréas) est un effet peu fréquent mais sérieux, classé comme tel dans le RCP. Le Rapport d’enquête de pharmacovigilance ANSM (janvier 2026) confirme un « signal de force élevée » pour ce risque.
Symptômes à reconnaître : douleur abdominale intense et persistante irradiant dans le dos, nausées, vomissements, fièvre. En cas de suspicion → urgences immédiatement.
Le sémaglutide est à arrêter définitivement en cas de confirmation de pancréatite selon le RCP Vidal.
Lithiase biliaire (calculs biliaires)
La formation de calculs biliaires est un effet fréquent (1 à 10 % des patients) selon le RCP. La perte de poids rapide favorise la formation de cholestérol biliaire. L’ANSM identifie ce risque comme confirmé dans son rapport 2026.
À surveiller : douleurs sous les côtes droites (coliques hépatiques), surtout après les repas.
Risque thyroïdien (signal C-cellules)
En études animales (rats), les GLP-1 RA ont montré une stimulation des cellules C de la thyroïde (cellules produisant la calcitonine), avec apparition de tumeurs thyroïdiennes. Chez l’homme, aucune étude n’a confirmé de sur-risque cliniquement significatif à ce jour.
Cependant, le Rapport ANSM de janvier 2026 note que deux méta-analyses publiées en 2025 (Silverii et al. ; Duchemin et al.) « renforcent l’hypothèse d’un surrisque sous AR-GLP-1, non confirmé à ce jour par le PRAC ». Une surveillance spécifique est maintenue.
Contre-indication formelle : antécédent personnel ou familial de cancer médullaire de la thyroïde ou de néoplasie endocrinienne multiple de type 2.
Idéations suicidaires (signal européen 2023 — non confirmé en causalité)
En juillet 2023, l’EMA a ouvert une évaluation suite à des signaux de pharmacovigilance rapportant des idées suicidaires sous sémaglutide et liraglutide. Conclusion du PRAC en avril 2024 : l’examen de l’ensemble des données disponibles (études observationnelles, données post-marketing) ne permet pas d’établir un lien causal entre les GLP-1 RA et les pensées suicidaires ou comportements d’automutilation. Aucune modification des informations produit n’a été jugée nécessaire par l’EMA.
L’ANSM poursuit néanmoins une surveillance via le programme Epi-Phare, car ce signal ne peut pas être définitivement écarté.
À retenir : si de telles idées apparaissent pendant un traitement par GLP-1, consultez immédiatement — qu’il y ait ou non lien causal avec le médicament.
Gastroparésie et occlusion intestinale
Des cas de gastroparésie (paralysie partielle de l’estomac, entraînant un retard extrême de vidange) ont été signalés. L’ANSM surveille ce risque depuis 2024. Des cas d’occlusion intestinale (fréquence indéterminée dans le RCP) sont également rapportés à la pharmacovigilance mondiale (61 103 cas graves cumulés tous pays, base VigiBase 2026).
« Ozempic face » : la fonte du visage expliquée
Pourquoi le visage maigrit avec un GLP-1
L’« Ozempic face » n’est pas un effet propre au médicament. Il désigne la fonte du visage observée lors d’une perte de poids rapide et importante, quelle qu’en soit la cause — y compris la chirurgie bariatrique ou un régime très restrictif.
Le mécanisme est simple : en perdant du poids, l’organisme mobilise les réserves graisseuses dans tout le corps, y compris dans les compartiments graisseux du visage (boule de Bichat, coussinets malaires, tempes). Résultat : les joues se creusent, les tempes se vident, la peau — moins soutenue — paraît plus relâchée et les rides peuvent s’accentuer.
Comme l’explique le Professeur Lawrence Cheskin, de l’Université Johns Hopkins : « Il ne s’agit en aucun cas d’un phénomène propre à l’Ozempic, mais d’une conséquence de la perte de poids. »
La perte de masse maigre (muscle) qui accompagne parfois une perte de poids non encadrée peut aggraver le phénomène.
Que peut-on faire pour préserver le visage
- Ralentir le rythme de perte de poids en accord avec le médecin : une progression lente permet une meilleure adaptation cutanée.
- Augmenter l’apport en protéines : 1,2 à 1,6 g par kilo de poids corporel et par jour aide à préserver la masse maigre (muscles, collagène).
- Pratiquer une activité physique régulière, notamment la musculation, pour maintenir le tonus musculaire général.
- Hydrater et nourrir la peau en topique (acide hyaluronique, rétinol en usage cutané — à valider avec un dermatologue).
Le GLP-1 fait-il perdre les cheveux ?
Une chute de cheveux diffuse (alopécie) est classée comme effet fréquent dans le RCP du sémaglutide (Vidal). Cette chute de type « télogène » est cependant une réaction classique à toute perte de poids rapide ou à tout stress métabolique important — elle n’est pas spécifique au médicament.
Le mécanisme : lors d’une perte de poids significative, l’organisme peut déclencher un « effluvium télogène » qui fait entrer simultanément une grande proportion de cheveux en phase de repos (télogen), entraînant une chute diffuse 2 à 4 mois après le début du changement métabolique.
Bon à savoir : cette chute est généralement réversible en 3 à 6 mois après stabilisation du poids et du métabolisme. Un apport suffisant en protéines, fer, zinc et biotine soutient la repousse — à évaluer avec votre médecin si la chute est importante.
L’effet rebond à l’arrêt : le grand sujet 2026
Les chiffres documentés (extension STEP-1)
L’essai clinique STEP-1 (Wilding et al., Diabetes, Obesity and Metabolism, 2022, DOI : 10.1111/dom.14725) a suivi 327 participants après l’arrêt du sémaglutide. Résultats :
- Pendant 68 semaines de traitement : perte de poids moyenne de 17,3 %.
- Un an après l’arrêt (semaine 120) : reprise des deux tiers du poids perdu.
- Poids net à la semaine 120 : seulement −5,6 % par rapport au début de l’étude.
- Les améliorations cardiovasculaires et métaboliques obtenues pendant le traitement se sont en grande partie inversées après l’arrêt.
Ces données confirment que l’obésité est une maladie chronique nécessitant un suivi à long terme, et que l’arrêt brutal d’un GLP-1 sans stratégie d’accompagnement expose à un rebond significatif.
Pour en savoir plus sur l’efficacité et les limites des GLP-1 dans la perte de poids, consultez notre article GLP-1 et perte de poids : ce que disent vraiment les études.
Pourquoi le poids revient
Deux mécanismes principaux expliquent l’effet rebond :
- Retour de l’appétit : à l’arrêt du GLP-1, les circuits de régulation de la faim retrouvent leur état d’avant traitement. La sensation de satiété revient au niveau d’avant et l’appétit se renforce.
- Adaptation métabolique : la perte de poids entraîne une réduction du métabolisme de base. Sans le médicament pour maintenir la restriction calorique, l’organisme « compense ».
Comment amortir les effets secondaires par la naturopathie ?
⚠️ Rappel YMYL : Les approches suivantes sont des soutiens complémentaires à votre traitement médical. Elles ne remplacent pas le suivi médical ni les ajustements posologiques décidés par votre médecin. Parlez-en à votre prescripteur avant d’introduire tout nouveau complément alimentaire ou plante médicinale.
Gérer les nausées sans rien casser au traitement
Approche alimentaire :
– Fractionner les repas : préférez 4 à 5 petits repas plutôt que 2 à 3 repas copieux. L’estomac se vidant plus lentement sous GLP-1, les repas volumineux aggravent les nausées.
– Éviter les aliments très gras et très sucrés : ils ralentissent davantage la vidange gastrique.
– Manger lentement, assis, et éviter de s’allonger dans l’heure suivant le repas.
– Rester bien hydraté : 1,5 à 2 litres d’eau par jour, en sips réguliers plutôt qu’en grandes quantités.
Plantes et infusions :
– Gingembre (Zingiber officinale) : traditionnellement utilisé pour le confort digestif et les nausées. Des études cliniques sur les nausées gravidiques et chimio-induites ont montré un bénéfice. Son usage pour les nausées liées aux GLP-1 n’a pas fait l’objet d’essais dédiés, mais son profil de sécurité est bien établi aux doses usuelles (gélules standardisées 500-1000 mg/j, ou infusion racine fraîche). À valider avec votre médecin, notamment en cas d’anticoagulants.
– Mélisse (Melissa officinalis) : plante reconnue par la Commission E allemande et l’EMA pour le confort digestif. En infusion ou extrait, elle peut contribuer à calmer les spasmes gastro-intestinaux.
– Fenouil (Foeniculum vulgare) : traditionnellement utilisé contre les ballonnements et les flatulences. En infusion après les repas.
| Effet secondaire | Plante/nutriment | Usage traditionnel | Précautions |
|---|---|---|---|
| Nausées | Gingembre (500-1000 mg/j) | Comfort digestif, nausées | Anticoagulants, grossesse → avis médical |
| Ballonnements/flatulences | Fenouil (infusion) | Confort digestif | Allergie ombellifères |
| Spasmes digestifs | Mélisse (infusion) | Confort gastrique | Rares interactions médicamenteuses |
| Fatigue / carences | Magnésium bisglycinate, vitamines B | Soutien énergétique | Dosage selon bilan biologique |
| Chute de cheveux | Protéines, zinc, biotine, fer | Soutien du cycle capillaire | Bilan ferritine avant supplémentation |
Préserver la masse maigre (muscles)
La perte de poids rapide s’accompagne inévitablement d’une perte de masse maigre. Des stratégies naturopathiques permettent de limiter ce phénomène :
- Apport protéique suffisant : 1,2 à 1,6 g/kg/jour répartis sur les repas, en privilégiant des sources de qualité (légumineuses, poissons, œufs, viandes maigres, tofu, tempe).
- Exercice de résistance (musculation, bandes élastiques) : stimule la synthèse protéique et le maintien musculaire, même à apport calorique réduit.
- Marche quotidienne 30 min minimum : favorise le maintien du métabolisme de base.
Soutenir le foie et la vésicule (drainage doux)
Le ralentissement de la vidange gastrique et le risque de lithiase biliaire sous GLP-1 justifient une attention particulière à l’axe foie-vésicule :
- Hydratation : essentielle à la fluidification de la bile.
- Artichaut et radis noir : traditionnellement utilisés pour favoriser la sécrétion biliaire (cholérétiques/cholagogues). À utiliser en cure courte et à valider avec votre médecin si vous avez des antécédents de calculs (le drainage peut mobiliser des calculs existants).
- Éviter les repas trop riches en graisses saturées en début de traitement, période où le risque de formation de calculs est le plus élevé.
Préparer la sortie de traitement (anticiper le rebond)
Pour limiter l’effet rebond documenté dans l’essai STEP-1, une stratégie de transition progressive est recommandée, bien avant l’arrêt du médicament :
- Réintroduire progressivement l’écoute des signaux de faim/satiété pendant le traitement, sans attendre le dernier moment.
- Consolider les habitudes alimentaires (voir notre guide pour booster votre GLP-1 naturellement) : alimentation riche en fibres, faible index glycémique, gestion du stress.
- Ne jamais arrêter brutalement sans plan élaboré avec le médecin prescripteur.
Quand consulter en urgence ? Les signaux à ne jamais négliger
🚨 Appelez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences immédiatement si vous présentez l’un des signes suivants :
- Douleur abdominale intense et persistante, surtout irradiant dans le dos → suspicion de pancréatite
- Vomissements incoercibles (impossibles à contrôler) avec incapacité à vous hydrater → risque de déshydratation sévère et d’insuffisance rénale aiguë
- Douleur sous les côtes droites, fièvre, jaunisse → suspicion de complications biliaires (cholécystite)
- Perte soudaine de la vision → suspicion de neuropathie optique ischémique (NOIAN) → arrêt du traitement et consultation ophtalmologique en urgence
- Gonflement de la gorge, difficultés à avaler ou à respirer → réaction allergique grave (anaphylaxie)
- Idées suicidaires ou pensées de vous faire du mal → consultez immédiatement, quelle qu’en soit la cause
Consultez votre médecin dans les 48 heures si :
- Nausées/vomissements persistant au-delà de 3-4 semaines malgré les ajustements alimentaires
- Palpitations cardiaques inhabituelles
- Modifications visuelles (flou, distorsion)
- Tout symptôme inhabituel que vous n’arrivez pas à rattacher à un effet secondaire connu
L’ANSM encourage le signalement de tout effet indésirable sur signalement-sante.gouv.fr.
FAQ — Vos questions sur les effets secondaires GLP-1
Quels sont les effets secondaires les plus fréquents de l’Ozempic ?
Selon les essais cliniques et la pharmacovigilance ANSM, les effets les plus fréquents sont les troubles digestifs : nausées (17 à 20 % des patients selon le RCP EMA), diarrhée, constipation, vomissements, douleurs abdominales. Ils surviennent surtout en début de traitement et tendent à s’atténuer en 4 à 8 semaines. Le suivi médical permet d’ajuster les dosages.
Peut-on mourir d’un GLP-1 ?
Aucun décès n’est attribué de façon causale et démontrée aux GLP-1 dans les essais cliniques contrôlés. Néanmoins, des cas de pancréatite aiguë, de lithiase biliaire compliquée, et plus rarement de complications graves ont été signalés à la pharmacovigilance. Le risque de complication grave reste très faible chez les patients correctement sélectionnés et suivis. L’utilisation hors-AMM (sans indication médicale validée) expose à un rapport bénéfice/risque défavorable, selon l’ANSM.
Qu’est-ce que l’« Ozempic face » ?
Le terme désigne la fonte du visage observée chez les patients ayant perdu rapidement beaucoup de poids sous GLP-1. Ce n’est pas un effet spécifique du médicament mais une conséquence de la perte de masse grasse faciale, combinée parfois à une perte de masse maigre. Une perte progressive, un apport protéique adapté et une activité physique régulière permettent de l’atténuer.
Le GLP-1 fait-il perdre les cheveux ?
Une chute de cheveux (alopécie télogène) est rapportée comme effet fréquent dans le RCP du sémaglutide. Ce n’est pas un effet propre au médicament mais une réaction classique à toute perte de poids rapide ou stress métabolique. Elle est généralement réversible en 3 à 6 mois après stabilisation. Un apport suffisant en protéines, fer, zinc et biotine peut soutenir — après bilan sanguin avec votre médecin.
Que faire en cas de nausées sous GLP-1 ?
Ajustement des dosages avec votre médecin (souvent le premier réflexe), repas plus fréquents et plus petits, hydratation régulière, éviter les aliments très gras et très sucrés. En complément, le gingembre (gélules ou infusion de racine fraîche) et la mélisse sont traditionnellement utilisés pour le confort digestif — à valider avec votre médecin, notamment si vous prenez d’autres médicaments.
Le GLP-1 augmente-t-il le risque de cancer de la thyroïde ?
La FDA a émis une mise en garde basée sur des études animales (rats). Chez l’homme, deux méta-analyses publiées en 2025 (Silverii et al. ; Duchemin et al.) renforcent l’hypothèse d’un surrisque, mais celui-ci n’est pas confirmé à ce jour par le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’EMA. Une contre-indication formelle existe en cas d’antécédent personnel ou familial de cancer médullaire de la thyroïde ou de néoplasie endocrinienne multiple de type 2. Votre médecin adaptera le suivi.
Les GLP-1 peuvent-ils causer des idées suicidaires ?
Un signal de pharmacovigilance européen a été émis en juillet 2023 sur des cas d’idées suicidaires rapportés sous sémaglutide et liraglutide. L’EMA a conclu en avril 2024 à l’absence de lien causal démontré, tout en maintenant la surveillance. Si de telles idées apparaissent pendant votre traitement, consultez immédiatement — indépendamment de tout lien avec le médicament.
L’effet rebond après arrêt du GLP-1 est-il systématique ?
Une reprise de poids partielle ou totale est documentée chez la majorité des patients qui arrêtent un GLP-1 sans changement durable du mode de vie. L’extension de l’essai STEP-1 (Wilding et al., Diabetes Obes Metab, 2022) a montré une reprise d’environ deux tiers du poids perdu en 1 an après l’arrêt. Une stratégie de transition progressive encadrée par un professionnel de santé, associée à une approche hygiéno-diététique durable, réduit ce risque.
Vous souhaitez un suivi naturopathique personnalisé pendant votre cure GLP-1 ?
Les effets secondaires des médicaments analogues du GLP-1 peuvent être mieux gérés avec un accompagnement adapté. Nos naturopathes certifiés, membres du Cercle des Naturopathes, proposent un suivi complémentaire au traitement médical : gestion des effets digestifs, préservation de la masse maigre, préparation de la sortie de traitement.
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⚠️ Rappel médical final : Cet article est informatif et pédagogique. Il ne remplace pas un avis médical. Si vous prenez ou envisagez de prendre un médicament GLP-1, discutez de tous les effets secondaires possibles avec votre médecin prescripteur. N’arrêtez jamais un traitement de votre propre initiative. En cas de symptôme grave ou inhabituel, consultez en urgence.
Sources et références
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ANSM — Rapport d’enquête de pharmacovigilance sur les agonistes du récepteur du GLP-1, janvier 2026. https://ansm.sante.fr/uploads/2026/01/30/2024-01-30-rapport-1-enquete-pv-analogues-glp-1.pdf
-
ANSM — Rapport d’enquête de pharmacovigilance (2e rapport, septembre 2025), couvrant la période août 2023 – janvier 2025. https://ansm.sante.fr/uploads/2026/01/07/20250923-rapport-2-enquete-pv-analogues-glp-1.pdf
-
ANSM — Point sur la surveillance des effets indésirables graves et mésusages des analogues du GLP-1, juillet 2024. https://ansm.sante.fr/actualites/analogues-du-glp-1-point-sur-la-surveillance-des-effets-indesirables-graves-et-mesusages
-
EMA — Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) Ozempic (sémaglutide), European Medicines Agency. https://www.ema.europa.eu/fr/documents/product-information/ozempic-epar-product-information_fr.pdf
-
Vidal — Fiche médicament Ozempic (sémaglutide) — Effets indésirables. https://www.vidal.fr/medicaments/gammes/ozempic-86313.html
-
EMA / PRAC — Résultats de la réunion du PRAC, 8-11 avril 2024 : évaluation du lien entre GLP-1 RA et idéations suicidaires. https://www.ema.europa.eu/en/news/meeting-highlights-pharmacovigilance-risk-assessment-committee-prac-8-11-april-2024
-
Wilding JPH et al. — Weight regain and cardiometabolic effects after withdrawal of semaglutide: The STEP 1 trial extension. Diabetes, Obesity and Metabolism, 2022 ; 24(8) : 1553-1564. DOI : 10.1111/dom.14725
-
ANSM — Analogues du GLP-1 indiqués dans le traitement de l’obésité : évolution des conditions de prescription, juin 2025. https://ansm.sante.fr/actualites/analogues-du-glp-1-indiques-dans-le-traitement-de-lobesite-lansm-fait-evoluer-leurs-conditions-de-prescription-et-de-delivrance
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Vidal — Sémaglutide : substance active, tableau des effets indésirables par système. https://www.vidal.fr/medicaments/substances/semaglutide-25733.html
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frequencemedicale.com — Un bénéfice/risque des aGLP-1 favorable selon l’ANSM (synthèse du rapport 2026). https://www.frequencemedicale.com/psy-addictologie/actualites/14252-Un-benefice-risque-des-aGLP-1-favorable-selon-l-ANSM
À lire aussi : Retatrutide (GLP-3) — la nouvelle génération après Ozempic · le triple agoniste GLP-1/GIP/glucagon qui a permis 28,7 % de perte de poids dans l’essai TRIUMPH-4 (déc. 2025).